Il est plus facile de parler du passé que du présent, car il est plus facile de juger nos parents que nous-mêmes. Alors commençons par ce qui est facile. Mais ne respectons pas d’ordre particulier.
Il est difficile aujourd’hui de parler du problème communiste tant l’aveuglement a été important dans notre pays. Les gens évitent le sujet en déclarant que c’est de l’histoire ancienne. Mais ce qui n’est pas de l’histoire ancienne, c’est la facilité avec laquelle nous sommes manipulés. Le communisme a berné tellement de nos contemporains, que les uns et les autres préfèrent maintenant regarder ailleurs. Je dis non : ce qu’il faut c’est reconnaître l’erreur afin de ne plus nous laisser piéger. Songez que la majorité des intellectuels, que la grande majorité de nos journaux ne décrivaient pas les faits réels. Ils les étouffaient, quand ils ne buvaient pas la propagande à plein gosier.
Camus et Revel ont été raillés par leurs pairs pour avoir cherché à dire ce qui se passait réellement de l’autre côté du mur. A la chute du mur, nombreux intellectuels ont fait leur mea-culpa et qui est au courant de cela ? Intellectuels, médias, politiques, tous ont été infiniment complaisants vis-à-vis du bloc de l’Est, taisant les atrocités humanitaires et écologiques qui s’y passaient.
Staline a réussit à faire croire à 30% des russes qu’il était l’homme le plus intelligent de la Terre. Il était, selon eux, capable de tout faire : la meilleure cuisine, la plus grande découverte scientifique, les plus grands exploits sportifs. On a retrouvé, après l’effondrement du mur, parmi les personnes les plus âgées l’ayant connu, des gens qui y croyaient encore. C’est dire si la machination qui a consisté à laver le cerveau du peuple a fonctionné de manière admirable.
50% des russes pensaient, à la chute du mur, qu’il était un bienfaiteur, au mettre titre que Lénine. Pour Mao, le chiffre est encore plus important. Ces trois personnages sont pourtant responsables des plus terribles famines que la Terre ait connu, suite à l’application de mesures politiques désastreuses. Même un enfant de 12 ans au pouvoir, il y en eut eu cours de l’histoire, n’aurait jamais décrété de mesures aussi insensées. C’est que ces personnages agissaient suivant une idéologie utopiste à laquelle ils croyaient. La manipulation les tenait sous sa coupe. Ils étaient enclavés dans un système qui les empêchait d’agir avec logique.
Mao avait décrété que les moineaux étaient une espèce nuisible. Cela lui a-t-il été révélé ? A-t-il réalisé une série d’observations et de mesures scientifiques ? Comment imaginer pareille bêtise ? Même en consultant les astres, une telle « évidence » n’était jamais venu à la pensée de ses prédécesseurs. Lui, l’athée convaincu, adorateur de la science et de la logique, demanda à tous ses sujets de massacrer tous les moineaux sur l’ensemble du territoire. Le fait est que les moineaux, comme beaucoup d’espèces végétales et animales, sont nécessaires à l’équilibre de la nature. L’année qui a suivi a vu apparaître une quantité de vermines telle que tout ce qui vert et qui poussait fut grignoté jusqu’à la racine. C’est pourtant Confucius qui a dit :
« Se peut-il qu'un homme soit moins sage qu'un oiseau ? »
Le peuple lui en voulu-t-il pour tous ces millions de morts ? Impossible, Mao, comme tous ses compères, tenait les médias dans sa main et la véritable raison du désastre fut cachée à la masse populaire, qui préfère croire ce qu’on lui dit que de sortir du lot à la recherche de la vérité.
Ainsi en fut-il dans la Grande Russie. La famine, la détresse, l’appauvrissement ne venaient pas des mesures politiques mais des soi-disant ennemis de la Révolution. Les dirigeants soviétiques, dont les bras armés les plus puissants étaient la peur et la presse, fustigeaient les ennemis de la Révolution. Ces derniers étaient cachés par millions au milieu du peuple et ce sont eux les responsables. Il fallait leur faire la guerre. La Révolution leva une armée de délateurs capables d’accuser tous ceux qui auraient exprimé la plus petite idée contraire à l’esprit communiste. On sait qu’en 1990, 10% des allemands de l’Est participaient au bon ordre des choses. Combien devait-il y en avoir en Russie ?
La population se répartissait en 3 catégories :
· Ceux qui servaient la Révolution : les fonctionnaires gouvernementaux et les délateurs.
· Ceux qui croyaient en leur gouvernement ou ne cherchaient pas à savoir, par peur ou lâcheté. Ils consistaient la majeure partie de la population.
· Ceux qui savaient ou qui soupçonnaient et qui commirent « l’erreur » d’en parler. Ils étaient dénoncés et envoyés au Goulag et construiraient, entre autres, des voies ferrées en Sibérie dans le dénuement et l’oubli le plus total.
Ainsi, on sait aujourd’hui que les pays communistes furent des prisons mentales ou morales pour leurs ressortissants. Cela ne s’était jamais passé auparavant avec autant de démesure et sur une aussi longue durée. Gengis Kahn, Attila furent des monstres responsables de millions de morts, mais ils ne tenaient pas leur propre peuple en ennemi. Ils furent généreux avec lui.
Ces systèmes « géniaux », répliqués à de nombreux endroits du globe, allaient faire de notre XX° siècle celui de la bêtise suprême. Jamais, au grand jamais, on n’avait vu tant d’acharnement dans la folie. Les hommes de Pol Pot, par exemple, massacrèrent 30% de leur population. Ceux qu’on gardait en vie étaient internés pour suivre la « grande rééducation ». Les Khmers Rouges allaient entreprendre la tâche la plus noble que le monde ait jamais connu : créer un homme nouveau, suivant l’idéal communiste. Il fallait se débarrasser de ceux qui n’étaient plus en état de comprendre et remodeler les autres. Ainsi, une ère nouvelle apparaîtrait. La Cambodge deviendrait l’exemple à suivre, la Lumière que le monde attendait. Cette idée, ineffable aux yeux de certains, avait germé sur les bans de la Sorbonne à Paris : les dirigeants communistes d’URSS et de Chine piétinaient parce qu’ils ne prenaient pas le taureau par les cornes. Le communisme ne peut fonctionner que s’il se débarrasse de tous ceux qui ne comprennent pas assez vite. Ce n’est que dans le sang qu’une ère nouvelle apparaîtrait. Nos communistes français qui ont réussi à influencer Pol Pot et ses 2 compères sont aussi responsables de ce qui s’est passé. Ces idées dangereuses n’ont pas besoin de notre complaisance. Elles doivent être mises à la lumière et dénoncées. Il en reste suffisamment aujourd’hui pour mériter notre mobilisation. Notre plus grande arme est la connaissance de ces faits et leur compréhension.
Sans subir un tel avilissement, les peuples des autres pays communistes furent tous mis sous chape de plomb. Comme les mesures politiques et économiques ne fonctionnaient pas, il fallait trouver quelqu’un à accuser et empêcher le peuple d’appendre la vérité. Croyez-vous qu’en distillant des mensonges dans la presse jour après jour et en enfermant et tuant les opposants cela suffirait ? Cela a suffit, c’est bien là le problème.
Dans la bêtise idéologique et la monstruosité, Staline fut sans doute le plus grand de tous. Il envoya dans les camps tellement d’hommes et de femmes - qu’il supposait être ses opposants même s’ils faisaient parti de ses plus fidèles amis – que le nombre de morts dont il est responsable se compte par dizaine de millions. Si la Mort devait être redevable à un homme sur la Terre, qui choisirait-elle ? Staline ou Hitler ? Si on s’en tient uniquement aux chiffres des morts et des souffrances infligées, elle choisirait Staline ! De plus, à la différence de Hitler, Staline a fait le malheur de son propre camp.
Malgré que ce ne fût pas le but de sa vie, la guerre lui permet de doubler le nombre de morts dont il était déjà responsable. Il avait tellement soif de pouvoir et de conquêtes qu’il lança ses armées contre le front allemand, bien préparé et beaucoup mieux armées. Voulait-il faire tomber dans l’oubli la boucherie de Verdun ? Une partie de ses troupes n’avaient même pas d’armes lorsqu’ils se lançaient à l’assaut des positions ennemies. On leur demandait de ramasser les armes de ceux qui tombaient. Du jamais vu. Alors que les américains cherchaient à protéger leurs soldats, les russes devenaient purement et simplement de la chair à canon au profit d’un régime qui voulait étendre son emprise sur la partie de l’Europe la plus grande possible. Il fallait donc arriver à Berlin avant les américains, quelque soit le nombre de morts.
C’est la principale raison qui a fait que sur 50 millions de morts dus à la dernière guerre, 20 millions étaient russes.
Et ça a fonctionné. Staline agrandit démesurément son territoire vers l’Ouest et asservit les peuples qui s’y trouvaient. Quand la chape de plomb se brisa, beaucoup découvrirent des économies exsangues et les queues interminables que faisait la population pour obtenir une ration de pain.
« Oui mais la santé et l’éducation étaient prise en charge à 100% », répliquent encore de nos jours nos chers gauchistes français. Devant tant d’horreurs, tant d’indignités révélées, certains, par cette réponse, démontrent que pour eux l’observation des principes de l’idéologie était plus importante que le reste. Nous avons donc bien là la preuve que le communisme était plus qu’une philosophie : c’était une religion, avec ses croyants, ses pratiquants et ses adeptes.
S’il fallait abriter, quelque part au monde, les derniers croyants de l’idéologie communiste dure, quel pays choisiraient-ils ? Je vous le donne en mille : la France ! Non que les gauchistes y soient exclusivement concentrés, on en trouve partout, mais ailleurs ils sont si peu nombreux qu’ils se cachent !
Alors pourquoi citer le gauchisme dans ces pages ? S’agit-il de gens manipulés ? Je le crois. Et leur esprit à tendance révolutionnaire génère cette tendance à la manipulation. Leur but est d’élargir le champ de leur idéologie.
Songez qu’ils ont déclaré pendant des années que l’URSS était le paradis sur Terre. Leur religion, basée sur le service public, avait trouvé là-bas son application : santé et éducation gratuite. Et quand, bien des années plus tard, ils ont fini par comprendre que les populations vivaient misérablement, ils ont déclarés que le principal était l’observance des principes d’égalité et de gratuité des services publics. Quel bel aveuglement. Pour être manipulé, l’homme n’a ni besoin de lavage de cerveau ni d’endoctrinement collectif. Hitler a créé les jeunesses populaires, Pol Pot les camps de rééducation, les russes le goulag. Nous, nous faisons mieux sans ces moyens extraordinaires.
Jack Lang, aimé des français pour son attitude de vérité, a déclaré sur Cuba qu’il représentait à ses yeux le seul pays vraiment démocratique et libre des Amériques. Nous, français, sommes capables de mettre à notre tête des personnalités qui se sont trompés toute leur vie et qui agisse par idéologie, c'est-à-dire basée sur des principes utopiques, donc dangereux car irréalistes.
J’aurais préféré que Bush ne décide pas l’invasion de l’Irak. Saddam Hussein a été destitué – c’est une bonne chose – mais il tenait aussi son peuple dans une grande ignorance. En fait, les pays que l’Islam tient sous sa coupe sont profondément anti-américains et anti-occidentaux. Peut-on libérer un pays d’un dictateur si on passe soit même pour un envahisseur ? Assurément non, il faut s’assurer du soutien du peuple qu’on libère, sinon il vaut mieux rester chez soi.
Mais nous français sommes nous aussi profondément anti-américains. Ce ne serait pas une tare si cela ne venait pas d’une manipulation des esprits. Mais c’est le cas.
Lorsque la seconde guerre du Golfe a commencé, les journalistes français ont juré par tous leurs dieux qu’ils ne se feraient plus avoir comme lors de la première. Toutes prérogatives leur avaient été enlevées et ils n’avaient pu que retransmettre ce que les militaires leur transcrivaient. Il s’agit déjà là d’une manipulation. Ils savaient que les militaires américains cette fois ne leur interdirait pas de se déplacer dans le pays mais ils déclaraient : « cette fois nous ne nous laisserons pas avoir ». Comme si cette liberté venait d’eux-mêmes. Nous ne pouvions, nous français, qu’être reconnaissant d’un tel courage.
Tout au long du conflit, les français n’ont reçu que des informations digérées par un esprit profondément anti-américain. Même les médias allemands et britanniques profondément opposés à la guerre livraient une information plus juste. Un irakien, invité sur un plateau de télévision français s’en indignait devant les journalistes présents. L’un d’entre eux a répondu : « mais monsieur, vous êtes en France. Voulez-vous continuer à être invité sur nos plateaux ? ». On ne cherchait pas à savoir ce qu’il voulait dire, on cherchait à le faire taire.
On peut être opposé au conflit et trouver regrettable le manque d’objectivité des informations délivrées. Comment voulez-vous prendre position lorsque vous êtes mal informés ?
Un fait révélateur s’est produit lorsqu’un patron des services de renseignements français a fustigé l’attitude des américains de mettre une partie des attentats sur le dos d’Al Qu’Aïda. Pour lui, ils disaient cela pour légitimer leur action (ce qui est vrai soit dit en passant). Le lendemain, la déclaration d’un responsable d’Al Qu’Aïda donnait la preuve que c’était pourtant bien le cas. Depuis ce jour là, les journalistes français ont arrêté de réfuter la présence du mouvement terroriste dans ce pays. Si nous ne comprenons pas comment fonctionnent nos médias, nous nous laissons manipuler par eux.
Avez-vous déjà contemplé le tract communiste diffusé après la guerre ? Il représente la pieuvre américaine tendant ses tentacules sur l’Europe de l’Ouest pour l’envahir. Si les américains nous avaient libéré, ce n’était pas par bonté d’âme, mais bien pour nous occuper définitivement. Les communistes français auraient préféré que Staline libère la France, pour ne pas avoir à supporter une nouvelle occupation.
Les troupes américaines sont effectivement restées de longues années sur les sols européen et asiatique. Qu’est-il arrivé aux pays occupés ? Aujourd’hui, les économies japonaises et allemandes sont les plus fortes du monde derrière les USA. Le plan Marchal a largement contribué à ces redressements spectaculaires. Aujourd’hui encore, l’économie irakienne reçoit des flots de dollars en vue de son redressement (ce qu’on sait peu en France). Quel envahisseur peut-on citer dans l’histoire qui ait pratiqué ce genre d’occupation ? Les allemands sont restés des allemands. Ils ont même défié les Etats-Unis sur l’opportunité de la guerre en Irak.
Les communistes français appelaient de leurs vœux les troupes staliniennes à venir les libérer des américains. Qu’en est-il des pays occupés par la Grande Russie ? Leurs habitants qui cherchaient à s’échapper étaient fusillés par les forces de l’ordre sensées les protéger. Leurs économies en sont restées à leur niveau d’après guerre. Leurs élites ont été internées dans des asiles pour fous.
Quel intérêt de critiquer le communisme aujourd’hui ? C’est que ses principes sont restés puissamment ancrés et qu’ils limitent le développement de notre pays. Les grèves sont lancés par nos bien-aimés gauchistes : communistes, trotskystes et socialistes gauchistes contre des gouvernements de droite comme de gauche qui, bien souvent, ne cherchent qu’à bien faire. Les médias appuient ces mouvements qui leur donnent du grain à moudre et l’opinion finit généralement par pencher de leur côté. La rue, c’est nous, pensent-on. C’est faux. Si les meneurs sont des gauchistes, cela doit se dire et se faire savoir. Mais n’attendons pas de nos médias d’en faire la publicité.
Comment reconnaître une tendance gauchiste ? C’est celle qui voit la menace américaine partout et qui n’a jamais considéré la menace soviétique dans sa dimension réelle. Par exemple, quand vous entendez un individu qui critique les essais nucléaires américains, vous pouvez vous dire qu’il a raison. Les gouvernements successifs ont mis directement en danger une partie de leur population. Mais cherchez à savoir ce que cette personne dira des essais nucléaires russes. Pas au courant. Cette personne ne sait pas que si les américains ont mis en danger la vie de centaines de personnes par leurs essais (ce qui est aussi le cas des français), les soviétiques n’ont eu aucun scrupule à les réaliser à proximité de régions fortement peuplées. Ainsi les effets des retombées radioactives sont bien plus représentatifs…
Des millions d’individus se sont levés contre la guerre en Irak. Bien. Mais qui a protesté contre l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ? Evénement dont nous continuons à porter les séquelles.
Bien des gens et des médias protestent contre Gantanamo où on parle de réclusion illicite et de possibilité de sévices, mais combien soulèvent les horreurs qui se passent dans bien des pays, dont la Russie et de nombreux pays musulmans ? Un russe peut tuer, torturer et violer 10 Tchétchènes, mais si un américain lève un doigt, tout le monde le prend en photo et brûle le drapeau américain. Nous faisons beaucoup plus de cas d’un français musulman emprisonné aux Etats-Unis pour sa participation aux événements du 11 septembre que des milliers de femmes tuées par les crimes d’honneurs dans les pays islamiques. Qui sont nos ennemis ? Sont-ce les américains ? Nos médias continuent à nous mener par le bout du nez comme du temps de la guerre froide. Et l’opinion de suivre sans sourciller.
Le danger est là, présent au sein de nous-mêmes. Il n’est pas ailleurs. Arrêtons de suivre des biens penseurs qui se complaisent dans leurs déclarations à l’opposé de la réalité.
Vous entendez une multitude de gens déclarer que les talibans et Ben-Laden ont été armés par les Etats-Unis et qu’ils ne récoltent que ce que mérite leur politique. C’est vrai. Mais c’est encore là une manipulation car c’est oublier pourquoi ils l’ont fait. Un trotskiste déclare que l’Amérique a armé les intégristes et 10 personnes de droite et de gauche autour de lui gobent l’information sans l’analyser. C’est cela le malheur de notre démocratie : le manque de connaissances et l’absence d’esprit critique.
Les résistants Afghans ont réussi à faire fuir les soviétiques grâce à l’appui et aux armes américaines. Ces derniers n’ont pas seulement armés les talibans mais aussi de nombreuses tribus. Si les afghans ne s’étaient pas battus, leur pays serait toujours sous occupation. Lorsque les russes sont partis, les armes sont restées en possession des tribus qui se sont ensuite fait la guerre pour le pouvoir. Les soviétiques avaient détruit l’équilibre politique afghan et à ce jour il n’est pas encore reconstruit. Quand vous provoquez un malheur, celui-ci est toujours suivi de 10 autres.
Nous nous plaignons avec raison du manque de responsabilisation écologique des Etats-Unis. Que se serait-il passé s’ils avaient été responsables des désastres écologiques de la mer d’Aral et de l’Arctique nucléaire ? Notre presse nationale les vitupérerait quotidiennement et nous aurions raison d’approuver. Mais si les russes sont les responsables, on ne lève pas le plus petit doigt ? Si Poutine emprisonne ceux qui parlent un peu trop des sous-marins atomiques pourrissant non loin de la Norvège, personne ne s’offusque ? Alors oui, merci à notre presse nationale, profondément anti-américaine et toujours complaisante à l’égard des pays autoritaires. Savez-vous que seulement 6% des journalistes se déclarent de droite ? Ceci explique cela, certainement. Il en est de même de nos écologistes, toujours prompt à condamner l’Amérique sans jamais reprocher les égarements de l’Etat Russe.
On peut aussi donner raison à ceux qui attaquent la politique de la CIA en Amérique du Sud et ailleurs, mais on constate que les mêmes omettent de dire pourquoi les Etats-Unis ont laissé faire. Ils omettent de dire que si les américains n’avaient pas réagi, le monde serait totalement communiste. Nous, français, avons toujours fermé les yeux sur ce danger, mais malgré tout l’histoire nous révèle qu’il était bien réel. S’il fallait attendre l’action des européens en la matière, le monde ne serait déjà plus le même. Nous avons vécu la guerre froide dans nos petits nids douillets, mais si l’Amérique n’avait pas réagi si énergiquement, nous achèterions notre beurre au marché noir.
Que ceux qui ont la critique facile citent une seule nation qui, au cours de l’histoire, disposa de tant de puissance et ne chercha pas à en profiter militairement. Et qui, lorsqu’elle le fit, le fit pour préserver la liberté universelle. Qu’ils citent un pays qui, occupé militairement par les américains, le regrette aujourd’hui.
Sans oublier les défauts et les aveuglements des américains, nous ne devons pas fermer les yeux sur les nôtres et nous pouvons reconnaître leurs qualités. S’ils ne sont pas des saints, loin s’en faut, il est évident que le monde serait très différent sans eux. Il ne serait sans doute pas aussi libre.
Par-dessus tout, reconnaissons la facilité avec laquelle nous nous laissons manipuler. C’est le premier pas vers la bonne attitude.