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Orientation

 

Jean-François Revel est mort il y a quelques jours seulement, au moment où j’écris ces quelques lignes (mai 2006). C’était un homme comme il y en a peu. Il avait passé sa vie au service de la raison, de la connaissance et de la vérité. En ce sens, il combattait toutes les manipulations. Il préférait avancer à contre-courants que de recevoir la reconnaissance et les honneurs du plus grand nombre. De nombreux intellectuels et hommes influents l’ont critiqué pour ses positions mais il est devenu évident pour tous aujourd’hui que c’est lui qui avait raison. Ses qualités résidaient dans une bonne connaissance de l’Histoire, dans l’observation et dans de puissantes capacités d’analyse, nécessaires pour comprendre les temps dans lesquels nous vivons.

Nous pouvons être certains qu’autour de nous se préparent les éléments de la nouvelle catastrophe. Toutes les grandes catastrophes de l’histoire auraient pu être évités si les éléments qui les ont préparés avaient été dénoncés et combattus. La plupart des gens désirent vivre en paix. Mais ils ne se rendent pas compte qu’il faut en payer le prix. Payer de son temps et d’abord pour soi-même. Car, lorsque nous avons goûté à la connaissance, nous ne pouvons plus nous en passer. Nous délaissons alors, petit à petit, la vanité qui était attachée à nos vies.

3 choses sont nécessaires pour contrer la manipulation :

·         La connaissance en général. Tout connaître est impossible, mais cibler les domaines où la manipulation a tendance à agir est efficace pour s’en préserver. Par ailleurs, la curiosité, qui naît de l’accès à la connaissance, devient vite le moteur qui nous guidera.

·         Connaître les techniques de la manipulation.

·         La dénoncer. Nous sommes trop peu nombreux à comprendre les dangers qu’elle représente. Tous ceux qui veulent la combattre doivent se regrouper et dénoncer son action.

Une chose rendrait le contenu de ce site inutile : le fait que plus de 10% de la population soit immunisé contre la manipulation. A un tel taux, le nombre de citoyens responsables inhiberait les effets de celle-ci. Malheureusement nous sommes loin du compte.

Premier pas

Lorsque j’étais jeune, certaines de mes amies me reprochaient mon manque de sensibilité. Je veux dire maintenant à tous ceux qui se sentent concernés que ce manque de maturité se rattrape vite. Il suffit de beaucoup écouter et de beaucoup observer. De cette manière, au bout de quelques années, il est possible de dépasser allègrement ceux qui vous en ont fait le reproche. Vous verrez certaines choses avant eux. Vous verrez même des choses qu’ils ne voient pas, des choses qu’ils ne comprendront même pas lorsque vous en parlez.

Il en va du bon sens comme de la sensibilité. On n’en a jamais assez. Nous savons que la plus grande intelligence du monde ne vaut rien si elle n’est pas épaulée par une bonne mémoire. Il en est de même du manque de sagesse. Une personne pleine de bon sens se conduira toujours plus intelligemment qu’un individu très intelligent qui en manque. Comme dans un match de foot entre défenseurs et attaquants : ce sont toujours les défenseurs qui gagnent et marquent le plus de buts. Cette curiosité provient du fait qu’ils disposent de la bonne base.

Le bon sens s’acquiert par l’observation et la connaissance des choses importantes. 2 choses qui prennent du temps et pour lesquelles il faut de la patience. Il faut beaucoup écouter, beaucoup comparer, garder un esprit critique en toutes choses. Etre curieux de tout ce qu’on ne connaît pas, ou mal. Il faut rechercher le sens des choses, et ne rien accepter pour argent comptant. Il faut aimer la vérité, la justice et les gens qui nous entourent. Il ne faudra alors pas longtemps pour qu’un jeune homme dépasse en sagesse un vieillard. Car la recherche du sens est un sport peu pratiqué. Mais, au fur et à mesure, les yeux s’ouvrent, les mensonges apparaissent plus évidents, la manipulation n’a plus de pouvoir sur nous.

Aimeriez vous voir les mensonges, la tromperie, la fausseté s’inscrire en rouge comme dans ce texte ? Cela devient plus facile avec le temps et l’expérience. Mais il faut prendre le chemin de la recherche du sens et de la vérité.

Je vais tenter de vous interpeller en 4 points :

Æ      Tout d’abord, si un individu cherche à me manipuler, c’est que, pour une raison ou une autre, il a besoin de moi. Tous ceux qui sont dans ce cas peuvent donc être suspectés de manipulation à mon encontre.

Æ      Deuxièmement, si je suis manipulé, je ne le sais pas. La manipulation fait appel à la conviction personnelle. Je prends le chemin qu’on m’a indiqué parce que je suis convaincu que cette idée vient de moi ou qu’elle est la meilleure.

Æ      Avec le temps, lorsque la manipulation a réussi à prendre corps sur une bonne partie de la population, celle-ci devient rites, habitudes et traditions. Ce qui était au départ une manipulation devient la normalité. Ainsi, ce que nous sommes et ce que nous faisons provient d’un mélange de bon sens, de fausses croyances et de pratiques néfastes. Le bon sens ne se retrouve que là où la manipulation n’a pas encore fait son effet.

Æ      Dans ces conditions, discerner la manipulation, que celle-ci soit ancienne ou nouvelle, semble aisé : il s’agit d’une pratique ou d’une croyance « hors de sens ». La difficulté vient de la manipulation elle-même : suis-je capable de discerner ce qui est « hors de sens » de ce qui me semble normal ?

Libre ?

Les 4 points précédents résument ce qu’est la manipulation et commencent à parler du moyen d’en sortir. C’est le but de ce site : tenter d’augmenter notre discernement. Mais la difficulté d’extraire ce qui est néfaste de ce qui semble normal n’est pas la seule. Nous en trouvons une autre, infiniment plus puissante : lorsque la manipulation a fait son œuvre au niveau de l’envie, de l’habitude et du plaisir, nous ne possédons plus le désir de la dénoncer, et nous choisissons alors de rester dans ses bras ! La manipulation par la séduction est une déesse qui nous enserre dans ses bras et dont nous serons dans l’incapacité de nous séparer, non parce que nous ne le pouvons pas, mais parce que nous ne le voulons pas ! Alors que rien ne nous empêche de vivre libre, nous nous créons des règles et des besoins qui nous enserrent dans leur étau.

Exemple

Le tabac. Il s’agit d’un exemple presque parfait. Il est le résultat de plusieurs manipulations :

·         Les amis. Contrairement aux sucreries, la première cigarette est mal supportée. Il faut donc être manipulé pour y venir. Cela peut provenir de la pression des amis ou tout simplement de l’environnement : nous voulons devenir « comme les autres », afin d’être plus facilement accepté par eux. Il s’agit d’une faiblesse à deux niveaux : ceux qui sont tombés veulent se rassurer en faisant tomber les autres. Ils créent donc une pression : si vous n’êtes pas comme eux, vous n’avez pas à être avec eux. Le second niveau est ma réponse : ma difficulté à dire non rend le système pérenne.

·         Les fabricants. Lorsque quelqu’un est tombé dans les mailles du filet, il ne faudrait pas qu’il abandonne cette pratique une fois qu’il se sera construit une personnalité. Il faut le rendre accroc le plus rapidement possible. Le tabac, lié à certaines substances habillement sélectionnées, crée une dépendance dès le premier paquet transformé en fumée. Le consommateur est alors harponné et n’est plus capable faire le juste choix : celui d’arrêter.

Tout ce qui va suivre va être, jusqu’à la délivrance, une suite de lâchetés, de mensonges et de tromperies. La culpabilité dans laquelle nous ne pouvons survivre très longtemps va nous obliger à créer une « citadelle d’illusions » pour donner raison à nos actions. Nous nous créerons rapidement un ensemble de réponses, à destination des autres mais aussi de nous-mêmes. Nous nous créerons une nouvelle logique, une nouvelle manière de voir les choses, un nouvel angle de vue.

Æ      Ce qui était logique ne l’est plus. Nous sommes bien dans un cas de manipulation.

La manœuvre est si habile que la logique n’a plus aucune prise. C’est l’œuvre de l’illusion.

Certains pensent qu’il est possible de raisonner un fumeur. Il est rare que ce soit le cas. Il faut un cataclysme genre 2 semaines d’hôpital pour arriver à faire pencher la balance du bon côté. Pensez-vous qu’un fumeur ne pense pas à sa santé ? Dans la direction où je travaillais, je voyais arriver tous les collègues du département, mon bureau ayant vu su l’ascenseur. Pour le nouvel an, j’entendais toute la journée : « Bonne année. Et bonne santé surtout, c’est ça le plus important ». Ceux qui le disaient avec le plus de conviction étaient justement les fumeurs. Mais placer l’argument très logiquement « béton » de la santé ne sert à rien.

La manipulation provoque l’inversion des valeurs. Puisque la logique ne sert plus à rien, utilisons l’illogisme ! C’est la seule méthode qui m’a permit de voir un résultat tangible. Je parlais à un ouvrier qui fumait presque 2 paquets par jour. Son patron s’énervait car il faisait de trop nombreuses poses. Il désirait acheter une maison, mais la banque n’acceptait pas de lui prêter de l’argent, car il son apport personnel n’était pas assez conséquent. Comme le gouvernement venait d’augmenter le prix des cigarettes, il devenait facile de faire le rapport : combien lui avait coûté 10 ans de pratique ? Cela donnait justement le prix d’un bel appartement. Mais ce n’est pas cet argument qui a fait pencher la balance. C’est le moment où j’ai dit :

-          Moi je dis ça, tu sais, ce n’est pas pour te faire la morale. Je préfère au contraire que tu fumes encore plus. Avec tout ce que tu payes comme impôts, c’est tout ça en moins que je dois mettre de ma poche ! Un appart. en impôt, c’est pas tous les jours… ».

-          Bon sang, c’est vrai ce que tu dis. Je suis vraiment un idiot. Maintenant c’est décidé, j’arrête.

Curieusement, c’est ce faux argument qui fit pencher la balance. A son retour de congé, il ne fumait plus !

Æ      Ainsi, il est facile de reconnaître la manipulation. Elle oblige les hommes à des actes illogiques. Les seuls à reconnaître ses œuvres sont ceux qui n’en sont pas les esclaves.

Le tabagisme et la drogue ne sont malgré tout pas les meilleurs exemples, car ils ne font pas parti des manipulations qui finissent pas intégrer la culture d’un peuple. Cette manipulation-là est décriée par le gouvernement et les organismes de santé auxquelles elle coûte trop cher et par les consommateurs eux-mêmes, qui intentent procès sur procès aux producteurs américains. Lorsqu’une manipulation est décriée comme telle par trop de monde, elle ne prend pas corps avec la civilisation.

Mais parler des manipulations qui ont intégré les cultures des peuples est infiniment plus délicat. Cela froisse, énerve, met en colère ceux qui les ont acceptés et qui les vivent.

Avant de parler des sujets qui fâchent, faisons un petit tour chez les grands manipulateurs, ceux qui ont tant besoin de nous…

Qui a besoin de moi ?

Le candidat. Depuis que le citoyen a le droit de voter, il devient la cible du candidat qui a besoin du maximum de voix pour être élu.

Le marché. Il a besoin de me convaincre d’acheter pour augmenter ses bénéfices.

Les syndicats. Ils ne vendent qu’une simple cotisation, mais plus ils sont représentatifs, plus ils sont écoutés.

Et on pourrait encore citer bien du monde, comme les sectes par exemple. Mais ces 3 catégories sont intéressantes, car chacune d’elles détiennent une partie du pouvoir. Elles sont donc capables d’user de la manipulation pour l’exercer, et en cela elles peuvent être dangereuses. Détaillons le domaine entrepreneurial, moins évident que les autres :

·         Pour vendre leurs produits, les entreprises passent généralement par la publicité pour séduire leur public.

·         Les médias cherchent continuellement à augmenter leur audience. C’est quelquefois une question de survie. Le contenu de leurs programmes n’est donc pas forcément ciblé sur la « vérité vraie », mais a pour objectif de capter l’attention, pour mieux la retenir. Les méthodes utilisées sont généralement peu glorieuses.

La publicité des entreprises passe par les médias. Les politiques ont besoin des médias pour s’adresser à leurs électeurs. Certaines entreprises ont besoin des politiques pour accroître leur marché. Les médias ont besoin des politiques, des syndicats, des intellectuels et des associations pour délivrer une actualité vivante et attrayante. Mais au final, la cible, c’est NOUS. Il se noue au dessus de nous un ensemble de liens dont l’objectif est d’obtenir notre voix, notre attention, l’accès à notre portefeuille !

Tous les politiques n’utilisent pas la démagogie, mais un politique peut-il être élu sans l’utiliser ? Un journal peut-il dépasser les 400 000 ventes sans donner dans la surenchère médiatique ? Un médicament insuffisamment testé peut-il apparaître sur les étalages sans un appui politique ?

Les civilisations

Pour bien comprendre l’intérêt d’agir en ce qui concerne la manipulation, souvenons-nous de l’histoire des civilisations. Elles sont toutes tombées, les unes après les autres. Qu’en sera-t-il de la nôtre ? Est-il possible d’énumérer les différents points qui ont entraînés la chute d’une civilisation ? Essayons avec Rome. En tant que république, elle ressemblait beaucoup à la nôtre. L’empereur n’y a pas toujours eu les pleins pouvoirs. Revue de détails :

·L’ambition. Les luttes de pouvoir entraînaient souvent les romains dans de mauvaises directions. Mais, si elles affaiblissaient Rome, elles n’ont jamais causé sa chute.

·La corruption. Elle a toujours affecté tous les niveaux de la société, mais à des degrés divers. Elle n’a jamais atteint un niveau suffisant pour entraîner la chute de Rome à elle seule.

·L’attitude du peuple. Dans une république, il est une partie du pouvoir, car les dirigeants ne peuvent rien faire contre son assentiment général. S’il voit ceux qui le dirigent partir dans de mauvaises directions, il peut les rappeler à l’ordre.

Vivre en sot

Personne ne souhaite terminer sa vie avec le sentiment qu’il a vécu comme un sot. Pourtant, c’est ce qui se passerait s’il apprenait subitement avoir été manipulé toute sa vie. Généralement, la conviction est tellement forte que cela n’arrive que rarement. Mais peut-être y a t’il un tribunal des sots…

On trouve encore aujourd’hui, en Russie, des gens qui croient que Staline était un bienfaiteur de l’humanité, qu’il était l’homme le plus intelligent de la Terre, qu’il était capable des plus grandes prouesses sportives, intellectuelles et scientifiques ! La propagande, qui servait à le faire aimer du peuple, a très bien fonctionné. Apercevoir son image accrochée à chaque place de la ville rassurait. Beaucoup auraient voté Staline, s’ils l’avaient pu.

Mais approchons-nous : on trouve encore en France des gens pour croire que l’action de l’Union Soviétique a été plus bénéfique que « l’impérialisme américain » pendant la guerre froide. Avant la chute du mur, ils étaient plus de 40% à le croire. Aujourd’hui, ils restent tout de même 20%. Vivre dans la bêtise est donc l’apanage de nombreux d’entre nous. Mais nous parlons-là de choses évidentes et quasiment acquises. Ce pourcentage s’accroît dangereusement lorsqu’elles le sont moins.

La vérité n’est pas au programme

Notre société est en grand danger car elle ne prend pas le chemin de la recherche du sens et de la vérité. Dans ces conditions, comment fera-t-elle la différence entre bonne et mauvaise politique ? Bons et mauvais engagements ? Bons et mauvais principes ?

On peut choisir n’importe que thème. Le sport par exemple. Les premiers cyclistes qui ont dénoncé les pratiques de dopages ont commencé par être soutenus par la presse. Mais très vite, les médias ont constaté que l’opinion ne voulait pas d’histoire, elle ne voulait que du sport et des résultats. Ils ont donc lâché leurs protégés qui se sont retrouvés seuls face à leurs collègues pour qui ils passaient pour des dénonciateurs. Il en fut de même pour les footballeurs qui se sont mis à dénoncer les magouilles de leur club. Leur carrière était terminée. On aurait pu assainir le milieu du sport grâce à ces révélations. Mais, même lorsque la justice cherche à aller jusqu’au fond des choses, l’opinion n’y souscrit guère et ne demande qu’une seule chose : que cela cesse et qu’on se remette à parler de sport et uniquement de sport.

Pourtant, lorsqu’il y a tricherie, il n’y a pas de sport ! Ceux qui aiment le sport préfèrent-ils les fables ? Assurément ! On entendait partout, concernant l’affaire Virenque : « mais quand vont-ils le laisser tranquille ? Ils vont ruiner sa carrière. Il leur a dit qu’il n’a jamais rien pris. Que leur faut-il de plus ? ». Honneur aux tricheurs. Et tant pis pour les sportifs honnêtes : ils ne gagneront jamais.

Dehors la vérité ! Place au rêve !

Les gens gémissent, râlent, meuglent contre les politiques en disant : « tous pourris ». Mais ils encouragent les sportifs à gagner par tromperie. La vérité ne serait-elle pour notre société qu’une vaste farce ? Lorsque le prochain tsunami va déferler, personne ne sera prêt ; tous seront emportés. Tous seront alors responsables. Mais même de cela, ils ne seront pas au courant…

Manipulation médiatique

La manipulation a d’autant plus de prise qu’elle provient d’une source jugée fiable ou suffisamment fiable. Les médias sont dans ce cas, car la majorité de la population a tendance à « gober » tout ce qui est dit. En voici un exemple qui sévit depuis des dizaines d’années.

On trouve des terroristes sur toute la planète, et ils sévissent dans de nombreux pays. Parmi les plus actifs, il y a les terroristes Palestiniens. Le conflit israélo-palestinien est d’autant plus poignant qu’il s’éternise et que chaque camp possède ses actes louables et inacceptables. Malgré tout, il y a une chose qui est absolument inacceptable : il s’agit du terrorisme. On ne peut pas négocier avec quelqu’un qui veut vous tuer.

Malgré tout, les gens ont du mal à juger ce dernier point. Les terroristes disent en effet d’eux-mêmes qu’ils sont des combattants et que le terrorisme est leur seul moyen de pression, celui des pauvres et des faibles. Du coup, on deviendrait presque compatissant. Et ils ajoutent : « les résistants français étaient aussi appelés par les allemands des terroristes. Et pourtant, ils étaient des héros de guerre, luttant pour la libération ». C’est maintenant les larmes aux yeux qu’on se dit : « le terrorisme n’est pas acceptable, mais on les comprend ». Les médias, qui sont au fait de cette manipulation, la relayent sans jamais la dénoncer. Comme cela vient des médias, personne ne va user de son sens critique pour démontrer la faille du raisonnement, car le sens critique est jugé déjà utilisé par les médias.  Les médias, grands manipulateurs, sont complaisants avec les autres manipulateurs.

Lorsqu’on aborde la question, je constate que les arguments des terroristes, qu’ils soient palestiniens, maoïstes, colombiens, pakistanais etc. sont généralement acceptés par la population.

Le sens critique, lorsqu’il est utilisé, nous rappelle ceci : les résistants français ne faisaient pas la guerre aux civils allemands mais aux militaires. Ils ne cherchaient pas la complaisance des médias mais à affaiblir l’armée occupante. Le terrorisme, qui consiste à tuer aveuglément hommes, femmes et enfants est quelque chose de si abject qu’il ne provoque pas le dialogue mais plutôt le durcissement des positions. Il est impossible de dialoguer avec quelqu’un qui cherche à tuer vos enfants. Le terrorisme n’est pas l’arme des faibles, il est celui des lâches et des intolérants. Il doit être dénoncé et incriminé par tous. C’est la complaisance des peuples qui lui accorde sa légitimité.

Les terroristes sont arrivés à nous faire accepter leurs raisons, par médias interposés. Le sens critique ne joue plus sa fonction. Nous gobons l’information. Nous n’avons même pas besoin d’entre dans les conditions du syndrome de Stockholm pour être manipulé.

Le terrorisme n’est qu’un exemple de manipulation. Il en existe des milliers.

Le sida en application

La simple lecture de cette page sur le syndrome de Stockholm démontre notre faiblesse face à la manipulation. Nous ressemblons à une cellule infectée par le virus du sida. Toutes ses portes sont ouvertes à la contamination. Elle n’est plus capable de se défendre. Le moindre germe qui passera par là pourra l’infecter.

Pourquoi laissons-nous tellement de prises à la manipulation ? Pourquoi autant de nos portes sont ouvertes à tous les vents, laissant les courants d’idées nous traverser sans leur opposer la moindre résistance ? Cela vient de notre manque de connaissances  des choses utiles et de notre manque de principes. Nous vivons à la manière des animaux. Nous ne cherchons pas le sens réel des choses. Nous formatons notre modèle de vie sur ce qui nous a été présenté, sans nous poser de questions sur l’endroit où tout cela nous mène. Et quand vient le germe d’une idée dangereuse, nous la laissons nous gouverner sans lui opposer notre sens critique. Car nous n’en avons pas. Nous ne sommes plus personne.

Pourquoi alors s’étonner que tant de jeunes se dirigent vers les sectes ou autres courants d’idées ? Pourquoi tant de gens se font avoir de manière aussi évidente ? Parce qu’ils ont besoin d’idées fortes. Ils ont besoin de vivre différemment. Leur vie cherche un sens profond et le premier qui leur apportera deviendra leur maître. La porte était ouverte et il est entré. Il entreprendra alors de fermer toutes autres portes pour ne plus y être délogé. Même si le sens apporté à la vie est faux est illusoire, il correspond malgré tout à un sens et l’être habité par cette nouvelle idée forte s’y accrochera de  toute son âme.

Ne croyez pas que je ne mentionne-là que les sectes et religions. Cela va beaucoup plus loin. On peut dire que plus de 99% des gens aujourd’hui sont contaminés. Car nous avons tous besoin d’un sens à notre vie. Mais ne laissons pas l’erreur et la manipulation nous guider.

La famille « Teurs » en scène

En tant qu’électeurs, auditeurs, lecteurs, consommateurs, nous sommes la cible de redoutables prédateurs qui étudient en permanence les meilleures techniques de conviction et de séduction qui nous ferons basculer dans leurs camps. Nous verrons que cela touche des domaines loin d’être anodins. En prendre conscience est une première étape. Ne pas chercher à savoir conduit à se tromper toute sa vie. Nous avons vu que 2 choses peuvent nous prémunir contre le manipulateur : une solide culture générale et la connaissance de ses techniques de base. C’est simple, mais cela demande un certain investissement. Vous qui lisez ces pages et qui, éventuellement, collaborez, vous en prenez déjà le chemin. Vous verrez qu’à la fin, le bénéfice que vous en retirerez dépassera les estimations de beaucoup.

 

Rendez-vous dans quelques jours pour une première estimation…